Félix Vallotton
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Félix Vallotton (1865-1925)
Maître de la gravure sur bois et peintre du quotidien intime
Né à Lausanne, Félix Vallotton s’installe à Paris dès 1882 pour étudier à l’Académie Julian. Rapidement séduit par l’effervescence artistique montmartroise, il développe un style unique mêlant réalisme et synthétisme. Membre du groupe des Nabis aux côtés de Bonnard et Vuillard, Vallotton révolutionne l’art de la gravure sur bois par ses compositions audacieuses aux contrastes saisissants de noir et blanc. Ses xylographies, véritables manifestes esthétiques, témoignent d’une vision moderne de la société parisienne fin de siècle.
L’œuvre peinte de Vallotton se caractérise par une palette restreinte et une géométrisation des formes qui annonce l’art moderne. Ses intérieurs bourgeois, ses nus aux modelés sculpturaux et ses paysages suisses révèlent un tempérament d’observateur acéré du quotidien. Collectionné par les amateurs éclairés dès les années 1900, Vallotton connaît aujourd’hui une reconnaissance internationale croissante. L’authentification de ses œuvres nécessite une expertise approfondie, particulièrement pour ses gravures dont les tirages d’époque sont très recherchés par les collectionneurs parisiens.
Trois œuvres majeures
La Paresse (1896) — Xylographie emblématique représentant une femme nue allongée, chef-d’œuvre de synthèse formelle aux contrastes dramatiques.
Le Bain au soir d’été (1892-1893) — Huile sur toile témoignant de l’influence nabi, scène intimiste baignée d’une lumière dorée caractéristique.
La Chambre rouge (1898) — Peinture d’intérieur bourgeois aux tons fauves avant la lettre, exemple parfait de la modernité vallottonienne.